Trente mille conducteurs britanniques interrogés, et le verdict est sans détour : plusieurs modèles allemands et un SUV français accumulent les défaillances à un niveau préoccupant. L'étude de fiabilité 2026 publiée par le magazine What Car ? bouscule quelques idées reçues sur la robustesse supposée des grandes marques européennes. Quand on passe des heures à observer des machines sur route, on finit par savoir que la réputation d'un constructeur ne suffit pas toujours à garantir des années sans tracas.
Volkswagen et Mercedes dans le rouge : le mythe de la fiabilité allemande écorné
Le Volkswagen Tiguan de troisième génération occupe la dernière place du classement, avec un score de fiabilité de seulement 55,3 %. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 50 % des propriétaires signalent des problèmes électriques sans lien avec le groupe motopropulseur, et 30 % dénoncent des dysfonctionnements récurrents du système multimédia. Un propriétaire aurait même préféré retrouver son ancien T-Roc plutôt que de subir des bugs apparemment insolubles. La boîte DSG, les freins et la batterie 12 volts complètent ce tableau peu flatteur. Dans 44 % des cas, la résolution a pris plus d'une semaine.
Le Mercedes GLE de deuxième génération (depuis 2019, score de 63,7 %) ne fait guère mieux pour un modèle premium. Problèmes moteur, électricité défaillante, habillage intérieur défectueux... et surtout, 29 % des propriétaires ont réglé au moins une facture dépassant 1 700 euros. Acheter un GLE d'occasion âgé et kilométré peut donc réserver de mauvaises surprises financières. L'Volkswagen ID.4 (66,9 %), lui, déçoit malgré la relative simplicité mécanique d'un moteur électrique : 20 % des répondants signalent des défaillances sur ce moteur, 66 % ont attendu plus d'une semaine pour une réparation. Seul point positif, 87 % des interventions ont été gratuites.
Voici les dix modèles les moins fiables selon l'étude What Car ? 2026 :
| Rang | Modèle | Période | Score fiabilité |
|---|---|---|---|
| 1 (dernier) | Volkswagen Tiguan 3 | Depuis 2024 | 55,3 % |
| 2 | Renault Arkana | 2018-2025 | 58,5 % |
| 3 | Mercedes GLE 2 | Depuis 2019 | 63,7 % |
| 4 | Volkswagen ID.4 | Depuis 2021 | 66,9 % |
| 5 | Land Rover Discovery Sport | Depuis 2014 | 68,2 % |
| 6 | Jaecoo 7 | Depuis 2024 | 71,9 % |
| 7 | BMW X3 essence G01 | 2018-2024 | 73,5 % |
| 8 | Volkswagen Tiguan 2 essence | 2016-2024 | 74,4 % |
| 9 | Nissan Qashqai 2 essence | 2014-2021 | 74,9 % |
| 10 | Range Rover Evoque 2 | Depuis 2019 | 76,4 % |

Renault Arkana, Land Rover, Jaecoo : quand la panne ne choisit pas de passeport
Le Renault Arkana, assemblé en Corée du Sud malgré son badge français, prend la deuxième place en partant du bas avec 58,5 %. Sa boîte de vitesses hybride atypique concentre de diverses critiques, auxquelles s'ajoutent des soucis de climatisation, suspension et alimentation en carburant. 78 % des anomalies ont nécessité plus d'une semaine de réparation, un délai difficile à accepter au quotidien. Renault a proposé des correctifs sans déclencher de campagnes de rappel officielles, laissant potentiellement certains propriétaires non fidèles au réseau sans solution.
Les pannes automobiles ignorent clairement les frontières. Trois points supplémentaires méritent attention :
- Le Land Rover Discovery Sport et le Range Rover Evoque partagent la même architecture et des fragilités similaires.
- Le Nissan Qashqai en version essence, pourtant produit au Royaume-Uni, figure dans ce classement peu enviable.
- Le Jaecoo 7 du groupe Chery, leader des ventes britanniques deux mois consécutifs fin 2026, voit 65 % de ses propriétaires attendre plus d'une semaine pour une réparation.
Avant tout achat d'occasion parmi ces modèles, vérifiez scrupuleusement l'historique d'entretien en réseau officiel. Un véhicule dont les rappels et correctifs ont bien été appliqués représente un risque nettement moindre qu'un exemplaire sans suivi traçable, quelle que soit sa nationalité constructeur.