Autos

Supertest : les pires voitures électriques testées

27 juin 2026 4 min de lecture
Supertest : les pires voitures électriques testées

Le Supertest voitures électriques révèle chaque année des surprises, pas toujours agréables. Certains modèles déçoivent sur plusieurs critères simultanément, qu'il s'agisse du poids, de la recharge ou de la consommation réelle. Voici un tour complet des mauvais élèves mesurés sur ce protocole rigoureux.

Poids, freinage et performances : les électriques qui peinent sur la route

Le Mercedes G580 EQ s'impose immédiatement comme une anomalie dans le classement : 3 010 kg sur la balance, soit le score le plus élevé jamais enregistré. Ce poids s'explique par un châssis blindé conçu pour le tout-terrain, quatre moteurs électriques et un habitacle surchargé d'équipements. Le ratio poids/puissance de 5,3 kg/ch reste en revanche acceptable. À l'opposé, la Renault Twingo E-Tech affiche seulement 1 133 kg, soit près de trois fois moins.

Côté accélérations, la Leapmotor T03 signe le pire 400 mètres D.A. mesuré : 18,2 secondes, avec un 0-100 km/h en 11,6 s. Étonnamment, son ratio poids/puissance de 11,9 kg/ch n'est pas le pire du classement. Ce titre revient à un Hyundai Inster à 12,6 kg/ch, qui boucle pourtant le 400 m en 17,6 s.

Le freinage réserve lui aussi de mauvaises surprises. Voici les distances d'arrêt mesurées depuis 130 km/h pour quelques modèles testés :

  • VinFast VF6 : 69,5 m (le pire mesuré, soit 10,7 m de plus que les meilleurs)
  • Références hautes : BMW iX3 à 57,8 m

Le VinFast VF6 souffre clairement d'un système de freinage sous-dimensionné pour sa masse de 2 083 kg. Sur une autoroute à pleine vitesse, ces 10 mètres supplémentaires font une différence concrète, celle qu'on espère ne jamais avoir à constater appareil photo au sol.

SUV Toyota bleu foncé sur route désertique ensoleillée

Recharge lente, consommation élevée et voyages interminables

La recharge rapide divise nettement les modèles testés. Le Kia Niro EV décroche la lanterne rouge avec 44 minutes pour passer de 10 à 80 %, à une puissance moyenne de seulement 65 kW. Pour un usage familial sur long trajet, c'est pénalisant. Sur ce critère précis, la XPeng P7+ accomplit le même exercice en 12 minutes, soit presque quatre fois plus vite.

Modèle Puissance moyenne (kW) Conso mixte (kWh/100 km) 500 km autoroute
Mercedes G580 EQ N/A 31,1 Hors classement
Lotus Emeya 292 24,9 N/A
Kia Niro EV 65 N/A Plus de 5 h 50
BYD Tang 65 32,8 (autoroute) Plus de 5 h 50
Honda e :Ny1 65 N/A Plus de 5 h 50

La consommation reste le critère qui surprend le plus. La Lotus Emeya, pourtant élancée et aérodynamique, affiche 24,9 kWh/100 km en mixte, soit une autonomie réelle de 400 km. C'est 20 % sous la valeur WLTP annoncée. Le Mercedes G580 EQ explose tout avec 46,9 kWh/100 km sur autoroute.

Pour les trajets de 500 km, les BYD Atto 3, BYD Dolphin et Honda e :Ny1 souffrent d'un phénomène de bridage thermique sur longue distance, baptisé "rapidgate", qui allonge les arrêts recharge. Le Jeep Avenger réclame 5 h 45 pour le même exercice, soit 30 minutes de plus qu'une Peugeot e-208 bâtie sur la même plateforme. Une différence qui interroge sur les choix d'optimisation logicielle réalisés par les constructeurs pour chaque déclinaison d'une architecture commune.

À lire également

Articles similaires