Acheter une voiture neuve sans pouvoir l'essayer au préalable : c'est exactement ce qu'a vécu Fabrice en 2020, contraint par les restrictions sanitaires. Ce Mosellan de 38 ans, habitant près de Thionville, a craqué pour une Toyota Yaris hybride de quatrième génération en version Première, la plus équipée du catalogue. Cinq ans et 90 000 kilomètres plus tard, il ne regrette pas son choix.
Un choix réfléchi avant même la prise en main
La transition vers l'hybride ne s'est pas faite du jour au lendemain pour Fabrice. Son père roulait déjà en Toyota Prius avant 2010, ce qui lui a permis de repérer tôt la technologie. Il a lui-même conduit une Toyota Auris hybride de première génération achetée en occasion en 2014. Logiquement, passer à la Yaris était une évolution cohérente, vers un modèle plus compact et plus facile à garer en ville.
Le budget aussi a guidé la décision. 23 000 euros à l'achat, juste avant la vague de hausses liées à la pénurie de composants électroniques. Fabrice précise avoir financé l'achat à crédit plutôt qu'en LOA : « Quand le prêt est remboursé, on a fini de payer. Je ne tiens pas à supporter des loyers toute ma vie. » Une philosophie d'achat assumée, loin des formules d'abonnement.
Vivre en appartement en 2020 excluait l'électrique, faute de point de recharge. Sa compagne, depuis qu'ils habitent une maison individuelle, roule en Fiat 500 électrique. La Yaris reste néanmoins le choix du couple pour les longs trajets, l'autonomie de la 500e étant insuffisante sur autoroute.
| Trajet / conditions | Consommation relevée | Autonomie estimée |
|---|---|---|
| Domicile-travail (14 km), été | 4,3 à 4,5 L/100 km | Environ 700 km |
| Domicile-travail (14 km), hiver | 5 à 5,2 L/100 km | Environ 600 km |
| Autoroute | Plus de 6 L/100 km | Perte d'environ 100 km |
Proche du Luxembourg, où le SP95 coûte environ 0,20 euro de moins qu'en France, Fabrice tire un avantage supplémentaire de son hybride. Chaque litre compte quand on parcourt ce type de distance régulièrement.

Ce que 90 000 km révèlent vraiment sur ce retour d'expérience
Sur la route, la transmission à variation continue (CVT) impressionne Fabrice par sa fluidité. Pas de passage de vitesses perceptible, des accélérations sans à-coups, une douceur proche de ce que procure une motorisation électrique. Lors des fortes sollicitations, la sonorité monte en régime, mais moins que sur l'Auris précédente. En croisière, le silence est presque total.
Les aides à la conduite Toyota méritent un point particulier. Le maintien dans la voie et le régulateur adaptatif fonctionnent avec une discrétion remarquable, y compris par brouillard. Pas d'à-coups dans le volant, pas d'alarmes intempestives. Comparé à la Fiat 500e de sa compagne, le comportement de la Yaris est nettement plus souple et moins anxiogène.
Côté entretien, voici les postes de dépenses identifiés par Fabrice sur cinq ans :
- Révisions annuelles ou tous les 15 000 km : entre 300 et 350 euros
- Révision des 90 000 km : 709 euros, la plus élevée
- Remplacement de la batterie 12 V après trois à quatre ans d'utilisation
- Remplacement de la vitre de hayon et des feux arrière après une effraction
La fabrication française de la Yaris, réalisée à l'usine de Valenciennes, à environ 220 km de chez Fabrice, a aussi pesé dans la balance. Pas comme critère principal, mais comme argument supplémentaire en faveur d'un modèle qu'il apprécie déjà techniquement. Pour quelqu'un qui aime comprendre ce qui se passe sous le capot, savoir que le bloc 3-cylindres 1,5 litre développe 116 chevaux en association avec le moteur électrique n'est pas anodin. Deux à quatre ans supplémentaires au guidon de cette Yaris : le verdict de Fabrice est sans appel.