Réglementation & Sécurité

Macaron conduite supervisée : disque magnétique réglementaire

12 avr. 2026 5 min de lecture
Macaron conduite supervisée : disque magnétique réglementaire

Circuler en conduite supervisée implique une signalisation précise, visible et réglementaire. Le macaron n'est pas un simple accessoire : c'est une obligation légale dont l'absence expose l'apprenti conducteur à une contravention immédiate. Voici tout ce qu'il faut savoir pour respecter la réglementation et aborder cette phase d'apprentissage sereinement.

Ce que dit la loi sur le disque de conduite supervisée

Le macaron conduite supervisée se présente sous la forme d'un disque de 15 cm de diamètre, représentant deux silhouettes stylisées avec la mention "conduite supervisée" sur fond blanc, cerné d'un contour noir réglementaire. Sa dimension n'est pas laissée au hasard : elle certifie une lisibilité suffisante pour les autres usagers de la route.

Son emplacement est fixé avec précision. Le disque doit être apposé à l'arrière gauche du véhicule, côté conducteur, de façon à rester bien visible de l'extérieur. Pas de tolérance sur ce point : une position différente peut entraîner les mêmes sanctions qu'une absence totale.

Le non-respect de cette obligation constitue une contravention de 2ème classe, sans retrait de points sur le permis. Les montants sont clairs :

Type d'amendeMontant
Amende minorée22 €
Amende forfaitaire35 €
Amende majorée75 €

Aucun retrait de point ne s'applique, mais l'amende forfaitaire de 35 euros reste une sanction concrète et évitable. Un simple disque bien placé suffit à l'esquiver.

Conditions d'accès et règles à respecter pendant la conduite supervisée

La conduite supervisée s'adresse aux candidats âgés d'au moins 18 ans, inscrits en auto-école. Elle se distingue nettement de la conduite accompagnée (AAC), accessible dès 15 ans. Ce n'est pas la même formule : la conduite supervisée intervient après une formation initiale complète en auto-école.

Pour accéder à cette phase, plusieurs conditions s'imposent :

  1. Avoir réussi le code de la route, ou détenir une catégorie de permis obtenue depuis 5 ans maximum.
  2. Avoir suivi la formation utile en auto-école — soit au minimum 20 heures, dont 15 heures sur voies ouvertes, pour une première demande.
  3. Être titulaire de l'Attestation de fin de formation initiale (AFFI) délivrée par l'école de conduite.
  4. Avoir obtenu un accord écrit préalable de sa société d'assurances.
  5. Avoir participé au rendez-vous préalable d'au moins 2 heures avec un moniteur et l'accompagnateur.

L'accompagnateur, lui, doit détenir le permis B depuis au moins 5 ans, n'avoir subi aucun retrait de permis durant les 5 années précédentes, et avoir obtenu le même accord écrit de l'assureur. Ce n'est pas une formalité : l'assurance contribue largement dans le dispositif.

Pendant toute la phase, la conduite ne s'effectue qu'en France, sur le réseau routier et autoroutier, à différents moments du jour et de la nuit, par conditions météorologiques variées. Les limitations de vitesse spécifiques s'appliquent : 110 km/h sur les autoroutes limitées à 130 km/h, 100 km/h sur les autres autoroutes et routes à deux chaussées séparées, 80 km/h sur les autres routes, 50 km/h en agglomération. Autant de contraintes à intégrer naturellement, comme on apprend à calibrer sa conduite avant de partir seul sur une nationale.

Quel type de macaron sélectionner et comment bien l'imprimer

Plusieurs solutions coexistent pour se procurer le disque réglementaire. L'impression maison reste la plus accessible : un fichier PDF ou PNG, imprimé sur papier blanc d'au moins 80g, découpé soigneusement en cercle de 15 cm, puis glissé dans une pochette plastique transparente. Le résultat est propre, économique, et remplaçable en quelques minutes si le disque se détériore.

Les alternatives commerciales séduisent pour leur praticité. Un autocollant adhesif coûte 2,90 euros, tandis que les disques magnétiques souples se négocient autour de 4,90 euros, souvent vendus par lot de deux. Cela permet d'équiper deux véhicules différents ou de conserver un exemplaire de rechange. Les modèles magnétiques ne nécessitent ni colle ni adhésif — ils se posent et se retirent sans laisser de trace sur la carrosserie, ce qui plaît à ceux qui tiennent à l'état de leur véhicule. Les disques électrostatiques fonctionnent sur le même principe, sans aimant.

Quelle que soit l'option retenue, la lisibilité doit être vérifiée régulièrement. Un disque imprimé en plein hiver, exposé à la pluie et au gel pendant des semaines, peut devenir illisible. Le remplacer aussitôt évite tout risque de verbalisation.

Documents à avoir et fin de la période supervisée

Lors d'un contrôle routier, trois documents s'imposent : le certificat d'immatriculation du véhicule, la demande de permis de conduire correspondant à l'attestation d'inscription (AIPC) — en version imprimée ou dématérialisée — et le permis de conduire de l'accompagnateur ou son attestation de droits à conduire sécurisée (ADCS). Aucun de ces documents ne peut faire défaut.

La phase de conduite supervisée n'impose ni distance minimale ni durée minimale. Elle s'achève juste quand le candidat se sent prêt à passer — ou repasser — l'épreuve pratique du permis B. L'école de conduite remet un livret d'apprentissage numérique détaillant les compétences à valider, ce qui aide à structurer la progression et à ne négliger aucun aspect de la formation. Ce suivi rigoureux rappelle que chaque kilomètre parcouru en supervisée prépare concrètement à l'examen, même si la période probatoire reste inchangée après l'obtention du permis.

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