Volkswagen a présenté l’ID.Cross sous forme de prototype camouflé lors d’une prise en main exclusive à Amsterdam en mars 2026. Quelques mois avant sa commercialisation prévue courant juillet 2026 en France, ce petit SUV électrique de 4,15 m affiche des ambitions claires : bousculer le segment des voitures électriques qui vont tout changer en 2026. Avec un tarif annoncé dès 28 000 € en version d’entrée de gamme Trend 116 ch, il vise directement la Renault 4, affichée à 29 990 €. Le défi est réel, mais le SUV allemand semble avoir les arguments pour le relever.
Sommaire
ToggleDeux batteries, un gabarit malin et un habitacle repensé
L’ID.Cross repose sur la plateforme MEB+, partagée avec la Skoda Epiq et l’ID.Polo. Deux configurations de batterie sont disponibles. La première, une cellule lithium-fer-phosphate de 37 kWh utiles, alimente deux motorisations distinctes : 116 ch ou 135 ch, pour une autonomie WLTP annoncée de 312 km. La seconde, une batterie de 52 kWh utiles associée à un moteur de 211 ch, porte l’autonomie à 436 km selon le cycle WLTP, ce qui ouvre la porte à des week-ends plus sereins.
Sur la recharge rapide en courant continu, l’ID.Cross 52 kWh plafonne à 105 kW, contre 125 kW pour la Skoda Epiq équivalente. Pourtant, le temps de recharge de 10 à 80 % reste très compétitif : 24 minutes seulement, grâce à une puissance de charge plus constante. La Renault 4 40 kWh, elle, revendique 30 minutes de 15 à 80 %.
Côté gabarit, le SUV affiche 1,82 m de large pour 1,58 m de haut, des proportions dignes d’un segment au-dessus. L’empattement de 2,60 m autorise un espace arrière généreux. Le coffre annonce 475 litres en position basse du plancher, soit autant que le T-Roc, pourtant 22 cm plus long. Seul bémol : la batterie sous le plancher impose une assise basse à l’arrière, avec les genoux légèrement relevés.
| Modèle | Longueur | Coffre | Autonomie WLTP | Prix de départ |
|---|---|---|---|---|
| VW ID.Cross 52 kWh | 4,15 m | 475 l | 436 km | ~28 000 € |
| Renault 4 40 kWh | 4,14 m | 420 l | 308 km | 29 990 € |
| Skoda Epiq 52 kWh | 4,19 m | 490 l | ND | ~26 000 € |
À bord, Volkswagen a clairement intégré les retours de la presse et des clients. Exit les touches tactiles sur le volant : de vraies commandes physiques font leur retour, bien identifiées et immédiatement accessibles. La climatisation se règle via des basculeurs dédiés. L’écran central de 12,9 pouces bénéficie des dernières évolutions logicielles de la marque, avec une rangée de raccourcis personnalisables. L’écran compteur de 10,25 pouces propose même un affichage graphique rétro inspiré de la Golf I, un clin d’œil que tout passionné de machines saura apprécier.
Au volant du SUV électrique VW : équilibre et quelques réserves
Le circuit d’essai autour d’Amsterdam, dense en circulation et pauvre en virages, ne permet pas une évaluation exhaustive. Mais la version 52 kWh de 211 ch et 290 Nm de couple s’est montrée suffisamment convaincante. Le comportement général est sain, la direction acceptable sur route ouverte, bien que perfectible en centre-ville.
- Freinage by wire précis et bien dosé, sans sensation spongieuse
- Mode One Pedal réglable sur deux niveaux de décélération
- Quelques trépidations sur revêtements dégradés avec les jantes de 19 pouces
- Amortissement piloté DCC prévu plus tard, absent au lancement
L’appareil photo imaginaire que l’on braque mentalement sur ce prototype révèle un SUV compact à la personnalité déjà bien affirmée. L’ergonomie soignée, le rapport taille/habitabilité et le prix d’appel constituent ses atouts maîtres. La direction reste à peaufiner et la batterie de 52 kWh se montre un peu limitée pour les longs trajets. Mais pour une mobilité urbaine et périurbaine électrique bien pensée, l’ID.Cross coche la quasi-totalité des cases.


