Dans la nuit du samedi 7 mars 2026, un violent incendie a ravagé une grange abritant un atelier de mécanique automobile à Allemans, en Dordogne. L’alerte a été donnée vers 22 heures, après que la famille a entendu les détonations caractéristiques de bouteilles de gaz stockées dans le bâtiment. Quand on côtoie l’univers des garages et des ateliers, on sait combien ces espaces concentrent de matières inflammables et de risques latents.
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ToggleUn jeune mécanicien perd tout en quelques minutes
Romain, 24 ans, venait tout juste de lancer son activité de réparation automobile. Récemment enregistré comme professionnel, il habitait avec ses parents dans une maison mitoyenne de la grange. Ce soir-là, face aux flammes qui progressaient à une vitesse redoutable, le réflexe a été immédiat : tenter d’intervenir avant l’arrivée des secours.
Son père a d’abord essayé de maîtriser le feu avec un tuyau d’arrosage, sans résultat. Romain, lui, a couru directement dans la grange en feu, espérant sauver ses outils et le véhicule garé à l’intérieur. Voici ce que le sinistre a détruit en quelques minutes seulement :
- La totalité de la structure de 100 m², charpente effondrée comprise
- L’ensemble des équipements professionnels de mécanique
- Un véhicule automobile garé dans l’atelier
- Les économies investies, estimées à 60 000 euros
Seule rescapée : une servante, un chariot d’outils sorti in extremis. « Il n’y a plus rien. Comment on rebondit après ça ? », a confié Romain. Ces mots résonnent différemment quand on mesure ce que représente un premier outil de travail, une machine neuve, un espace enfin à soi pour exercer sa passion.
Deux blessés graves et une intervention mobilisant quatre secteurs de secours
Les deux hommes n’ont pas pu s’en sortir indemnes. La chaleur dégagée par un incendie de cette ampleur peut dépasser les 600 °C dans un espace clos. Romain souffre de brûlures au troisième degré sur les jambes, son père aux mains et à la tête. Le troisième degré désigne la destruction totale des couches cutanées, nécessitant une prise en charge médicale lourde et prolongée.
| Victime | Zones brûlées | Degré des brûlures |
|---|---|---|
| Romain (fils, 24 ans) | Jambes | Troisième degré |
| Le père | Mains et tête | Troisième degré |
19 pompiers ont été mobilisés depuis plusieurs casernes : Mareuil-en-Périgord, Saint-Aulaye, Périgueux, et même depuis le département voisin de la Charente. Un déploiement conséquent, qui témoigne de la violence du sinistre. Leur intervention a permis d’éviter la propagation du feu à la maison familiale toute proche.
Les enquêteurs penchent pour une origine électrique accidentelle. Ce type de départ de feu reste l’une des causes les plus fréquentes dans les ateliers équipés de nombreux appareils branchés en permanence. Des installations souvent anciennes, mises sous tension importante par des équipements énergivores.
Derrière les chiffres et les bilans techniques, c’est un projet de vie entier qui part en fumée. Un jeune homme qui avait tout misé sur son atelier, des économies englouties, un outil de travail réduit à néant. La Dordogne avait déjà connu un sinistre similaire en avril 2025 à Vélines, où quatre véhicules avaient brûlé dans un garage sans faire de blessés. Cette fois, le bilan humain est autrement plus lourd.


